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Homélie du Dimanche 22 octobre 2023/ 29ème Dim Ord. A

Bien-aimés frères et sœurs, chers amis,

Ce 29ème dimanche du temps ordinaire A est, en même temps, la Journée mondiale des Missions. Nous célébrons donc aujourd’hui la mission qui fait intimement corps avec l’être profond, l’essence même de l’Église. Mais, paradoxalement, alors qu’on s’attendrait, légitimement, à voir le peuple de Dieu en mission auprès de ceux qui ne connaissent pas encore Dieu, c’est au contraire qu’on assiste dans la première lecture de ce jour. C’est plutôt le païen Cyrus qui est suscité par Dieu pour une mission de libération du peuple d’Israël. Dieu lui-même le dit clairement dans le texte : « […] je t’ai donné un titre alors que tu ne me connaissais pas » ; « Je t’ai rendu puissant, alors que tu ne me connaissais pas ». L’expression « alors que tu ne me connaissais pas » revient dans ce texte (de 4 versets seulement) comme un refrain. Elle est décidément insistante. Cyrus, le roi des Perses, ne connaissait donc pas Dieu, il n’en avait aucune idée, mais c’est lui que Dieu a choisi pour sauver son peuple de l’exil et le ramener sur sa terre. Et pour cette mission, Dieu l’a rendu fort, puissant ; il l’a appelé par son nom et lui a conféré un titre : celui de messie. Le païen est devenu le messie de Dieu : « Ainsi, parle le Seigneur à son messie, à Cyrus, qu’il a pris par la main, pour lui soumettre les nations et désarmer les rois ». Le messie Cyrus doit donc libérer Israël des mains des nations et des rois païens.

La mission de Cyrus était entièrement au service d’Israël. Elle n’était pas pour sa propre conversion. Ce n’était pas pour qu’il se tourne lui-même vers Dieu et devienne un de ses adorateurs qu’il a été appelé, mais pour la libération d’Israël. Dieu lui dit, en effet, avec clarté et précision : « À cause de mon serviteur Jacob, d’Israël mon élu, je t’ai appelé par ton nom ». Le serviteur de Dieu, celui qui entretient une relation de réciprocité stable avec Dieu, c’est Israël, et non pas Cyrus. Certes, Cyrus est le messie de Dieu, mais il l’est ponctuellement, le temps du retour en patrie du peuple d’Israël. Il n’est pas encore le serviteur de Dieu, l’élu de Dieu. Seul Israël assume cette dignité. Il est donc associé à la mission de libération du peuple de Dieu, laquelle mission vise aussi à faire connaître le nom puissant de Dieu « de l’Orient à l’Occident ».

Mais, pourquoi Dieu associe-t-il un païen à une telle mission ? Pourquoi élève-t-il au rang de messie quelqu’un qui ne le connaissait même pas, qui n’est pas son serviteur ? Pourquoi confie-t-il à un païen la mission qui revenait en premier lieu à Israël lui-même (faire connaître Dieu à toute la terre) et à ses rois ? Le contexte dans lequel vivait Israël, en cette veille de sa libération de l’exil à Babylone, pourrait nous éclairer. Israël était désormais sans roi. Son dernier roi avait été, lui aussi, déporté à Babylone, et l’institution royale ou monarchique avait ainsi disparu. En suscitant un roi païen, à présent, pour en faire son messie (c’était le roi qui était appelé messie et institué tel ; cf. Ps 2), et pour présider aux destinées du peuple, surtout le reconduire dans sa terre, Dieu montre clairement que c’est lui-même en personne qui agit. En choisissant Cyrus, un païen qui ne le connaît pas et qui est complètement ignorant de ses desseins sur son peuple, Dieu ôte tout doute par rapport au fait que c’est lui-même qui, à nouveau, intervient puissamment dans la vie de son peuple. La royauté a failli, mais Dieu est resté fidèle. La royauté a disparu, mais Dieu est resté omniprésent. En prenant, par la main, Cyrus, le roi païen, pour en faire le messie libérateur d’Israël, Dieu ne fait que reprendre en main la vie et l’existence de son peuple pour le guider définitivement vers lui. La précarité de la monarchie en Israël est donc suffisamment accentuée, à ce moment de son histoire, et la souveraineté du Règne de Dieu (théocratie), abondamment manifestée. Le seul vrai Roi d’Israël, c’est Dieu ! Dieu suscite un païen pour en faire son roi, son messie, pour la mission spéciale de libération d’exil, afin de faire comprendre à Israël que c’est lui-même qui agit et opère par-derrière. C’est en effet, lui qui prend Cyrus par la main. Si, en définitive, la mission de Cyrus peut être une bonne nouvelle pour Israël – et elle l’est, de fait –, ce n’est pas seulement parce qu’elle libère Israël de l’exil babylonien, mais surtout parce qu’elle le libère de l’exil intérieur, plus pernicieux et plus aliénant, qui fait qu’il se sent étranger dans sa relation avec son Dieu, et le réconcilie avec lui.

Le roi païen Cyrus, messie de Dieu pour la libération d’Israël, est l’annonce lointaine du Christ, Messie véritable de Dieu, venu délivrer le peuple nouveau de Dieu de ses péchés et de ses misères. Il est donc totalement au service du Règne de Dieu qu’il prêche et qu’il incarne. Voilà pourquoi, alors que les pharisiens voulaient le confiner, dans l’Évangile d’aujourd’hui, au règne de César et à ses exigences et obligations, il les conduit loin, en ouvrant le débat sur une perspective divine. De quoi s’agit-il dans l’Évangile ? Les pharisiens envoient leurs disciples et des Hérodiens mettre à l’épreuve Jésus. Ceux-ci plantent le décor par une captatio benevolentiae élaborée à dessein : « Maître, nous savons que tu es toujours vrai et enseignes le chemin de Dieu en vérité ; tu ne te laisses influencer par personne, car ce n’est pas selon l’apparence que tu considères les gens ». Et ils poursuivent, en lui demandant : « est-il permis, oui ou non, de payer l’impôt à César, l’empereur ? ». Mais, la prudence et la sérénité du Maître Jésus ne se sont pas fait attendre. Il met tout de suite à nu leur hypocrisie : « Hypocrites ! Pourquoi voulez-vous me mettre à l’épreuve ? », leur dit-t-il, en réplique à leur captatio benevolentiae initiale. En leur demandant une pièce de monnaie, frappée à l’effigie et à l’inscription de César, il les amènera pédagogiquement et progressivement à répondre à leur propre question : « De César », diront-ils, en effet, suite à la question de la provenance et de la nature de l’effigie et de l’inscription gravées sur la pièce de monnaie. C’est précisément sur leur réponse que Jésus rebondira : « Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est Dieu ». Jésus s’est ainsi illustré effectivement comme un grand Maître, comme ils le disaient eux-mêmes au début.

Dans sa réponse, Jésus introduit clairement la mention de Dieu. Il dépasse et transcende l’horizon simplement humain de César auquel étaient rivés ses interlocuteurs, pour focaliser sur l’horizon divin, celui de la relation à Dieu. Non seulement, il faut rendre à César ce qui est à César, mais aussi et surtout, il faut rendre à Dieu ce qui lui est dû. C’est à lui que tout appartient. Et c’est pour cette raison que le Christ l’évoque en dernière position, au paroxysme de sa réponse. C’est en Dieu que tout culmine ; c’est en lui que prend sens. C’est lui l’Alpha et l’Oméga de notre existence et de notre histoire. Le Christ est venu prêcher et instaurer, en effet, le Règne de Dieu ; non pas le règne d’un homme. Il est le serviteur, le Messie du Règne de Dieu au milieu de nous ; il est l’incarnation de ce Règne. Voilà pourquoi il insistera, dans sa réponse aux pharisiens, pour que soit rendu à Dieu, en chaque chose, ce qui lui revient.

Cela, l’apôtre Paul l’a si bien compris qu’au début de sa lettre aux Thessaloniciens, lue en deuxième lecture, après l’adresse épistolaire et la salutation initiale, il rend grâce à Dieu au sujet des chrétiens de Thessalonique à qui il écrit. Il commence donc par l’action de grâce, pour indiquer la place de premier plan qu’occupe Dieu dans sa vie, dans son ministère, et dans le témoignage de ces destinataires. C’est d’abord à Dieu que tout revient. C’est aussi ce qu’il enseigne à ses lecteurs, pour qu’ils sachent situer leur relation avec Dieu à sa juste place. C’est de là que tout découle.

Chers amis séminaristes, nous voici rentrés depuis quelques semaines, pour une nouvelle année. Ce pan de votre histoire que vous allez écrire cette année, regardez-le aujourd’hui comme celui du peuple de Dieu bénéficiaire de la mission de Cyrus ; regardez-le comme celui des Thessaloniciens, destinataires du message de l’apôtre Paul ; regardez-le comme celui des interlocuteurs du Christ, mal intentionnés dans leur démarche, mais finalement rattrapés par la pédagogie du Christ. Il s’agit d’une étape de votre histoire avec Dieu qui vous a appelés et choisis. Il s’agit d’une étape de votre histoire en marche vers l’éclosion définitive du Règne de Dieu. Cette année encore, vous cheminerez quotidiennement avec Dieu, l’auteur de votre vocation. Vos formateurs ne sont que des lieutenants, des intendants de Dieu. Évitez aussi de réduire l’Église que vous serez appelés à servir bientôt aux simples dimensions du pouvoir, du gouvernement, de l’autorité. Elle est plutôt l’Église de Dieu. Ce n’est donc pas de vous qu’il s’agira demain, dans le ministère, mais de Dieu qui a fondé son Église sur la pierre angulaire que représente son Fils. Avant donc de nous mettre en mission vers le monde (ce à quoi nous invite ce dimanche des Missions), nous avons besoin de commencer par nous plier dans la soumission et dans l’obéissance à Celui qui nous appelle tous, sans exception, à travailler pour la croissance et l’avènement ultime et décisif de son Règne.

Bon dimanche des Missions, et que la Vierge Marie, Notre Dame des Missions, nous soutienne par son intercession maternelle.

Père Fiacre GAMBADATOUN

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