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Homélie du Dimanche 21 avril 2024 / 4ème Dimanche de Pâque, Année B ( Ac 4, 8-12; Ps 117 (118), 1.8-9, 21-23, 26.28-29; 1 Jn 3, 1-2; Jn 10, 11-18 )

Bien-aimés frères et sœurs dans le Seigneur,

Chers amis Séminaristes, futurs pasteurs de l’Église !

Le Christ est le Bon Pasteur, le vrai, l’unique. En dehors de lui, il n’existe que des mercenaires, des voleurs, des brigands, des détourneurs, des usurpateurs, des harceleurs, des loups voraces déguisés en doux agneaux. C’est donc seulement en lui et par lui, que nous pouvons être de véritables pasteurs de son troupeau. Il est le seul à qui appartient le troupeau ; celui qui a acquis très chèrement, et conquis au prix de sa vie, le troupeau. Il en est l’unique propriétaire. Le parallélisme exige de toute évidence qu’au seul troupeau corresponde un et un seul pasteur. Il est donc l’unique vrai Pasteur du troupeau des brebis.

Voilà pourquoi, il clame, lui-même, haut et fort dès le début de l’évangile de ce quatrième dimanche de Pâques, dimanche du Bon Pasteur : « Moi, je suis le Bon Pasteur, le vrai Berger, qui donne sa vie pour ses brebis ». Le Christ se présente lui-même, dans un discours direct, comme le Bon Pasteur, le vrai Berger. Cette déclaration du Christ est à l’absolu. D’abord, elle commence par l’expression « Moi, je suis ». Vous reconnaissez là, certainement, le nom sacré de Dieu dans la révélation du buisson ardent : « Je suis celui qui suis. » (Ex 3,14). C’est un nom qui révèle l’être profond de Dieu à Moïse ; celui-là même que le peuple découvrira progressivement dans son cheminement libérateur et salvateur avec Dieu. En reprenant la même formule, le Christ s’inscrit profondément dans la continuité de la même révélation divine, et ceci précisément sous l’angle de son identité de Pasteur. Il est l’incarnation du Dieu qui s’est donné à connaître à Moïse à l’Horeb, dans le buisson ardent, et plus spécifiquement, en tant que Pasteur et Berger de son peuple : « Je suis le Bon Pasteur, le vrai Berger ». Cette affirmation du Christ est radicale, en ceci, ensuite, qu’il n’est pas un pasteur quelconque, un pasteur parmi tant d’autres. Il est plutôt « le » Pasteur, « le » bon. La présence explicite de l’article défini, loin d’être un détail superflu, absolutise l’identité et la mission de Pasteur du Christ. En tant que Fils et Verbe de Dieu, il est le seul à assumer pleinement le titre et le rôle de Pasteur du peuple de Dieu. Ce qui veut dire, par conséquent, que c’est en lui que tous les autres pasteurs s’identifient et se définissent. Il est la mesure, la norme, le canon du pasteur d’hier, d’aujourd’hui et de demain. Il est le Pasteur par excellence.

L’histoire du salut nous apprend qu’à un moment de son déploiement, tous les pasteurs de l’Ancien Testament (autorités politiques et religieuses) avaient littéralement échoué dans leur mission, au point où Dieu a fini par promettre de reprendre lui-même en main la destinée de son peuple. Dans le livre d’Ezéchiel, il disait, en effet : « Quel malheur pour les bergers d’Israël qui sont bergers pour eux-mêmes ! N’est-ce pas pour les brebis qu’ils sont bergers ? […] Me voici contre les bergers. Je m’occuperai de mon troupeau à leur place […] : voici que moi-même, je m’occuperai de mes brebis et je veillerai sur elles » (Ez 34,2.10.11). Cette promesse de Dieu consistant à reprendre lui-même la garde de ses brebis tourne nos regards vers le Christ comme celui en qui se concentre sa réalisation effective. Il n’existait plus de pasteur fiable, et c’est le Christ qui relève ce défi. Il est le Pasteur de Dieu, l’unique vrai Pasteur, celui qui donne sa vie pour ses brebis. En lui, c’est donc Dieu en personne qui reprend en main l’existence du troupeau.

S’il est le seul vrai Pasteur, c’est parce qu’il est le seul à donner sa vie pour ses brebis, à la différence des pasteurs dénoncés par le prophète Ézéchiel. Le don de la vie devient alors ce qui fonde et authentifie l’être et l’activité du véritable Pasteur. Le Christ ne détale pas devant les dangers et périls qui menacent l’intégrité de son troupeau, comme le font les mercenaires. Il ne recule devant rien de ce qui peut frustrer ou froisser la dignité de la condition humaine. Il ne recule pas devant la mort, mais l’affronte, au contraire, et en libère ses brebis et tout le genre humain, comme le donne à contempler le mystère pascal. Le Christ ne sauve pas sa vie, il la donne, la sacrifie pour les autres. Voilà le Bon Pasteur, le vrai Berger ! Un pasteur puissant qui exerce souverainement son pouvoir et son autorité sur tout, y compris la vie et la mort : « Je donne ma vie pour mes brebis. J’ai le pouvoir de la donner, j’ai aussi le pouvoir de la recevoir de nouveau ». En répandant son sang sur la croix, et en recouvrant sa vie ainsi perdue à la résurrection, le Christ imprime l’ultime sceau à sa mission de Bon Pasteur. C’est à ce prix qu’il rachète définitivement les brebis et en fait siennes. La vie donnée par le Christ à Pâques le consacre totalement Pasteur du troupeau des brebis, celui à qui appartient le troupeau : « il y aura un seul troupeau et un seul Pasteur ». Les deux mots « troupeau » et « pasteur » riment d’ailleurs très bien dans l’original grec de l’évangile de ce matin. Ils sont non seulement de la même famille, mais s’écrivent presque de la même manière, la seule différence étant au niveau de la permutation des deux dernières lettres : poim et poimên. Ce qui confirme la magnifique relation de génération et d’appartenance entre le Christ, Bon Pasteur, et le troupeau.

Le Christ est donc l’unique vrai Berger des brebis. Ce qui implique que c’est uniquement en lui et par lui que tout pasteur peut se reconnaître tel. Le troupeau des brebis n’appartient à personne d’autre qu’à Jésus-Christ, celui qui a donné sa vie pour lui. C’est en se conformant au Christ que le pasteur actuel peut se retrouver réellement dans sa mission de pasteur. C’est en gardant les yeux fixés sur Jésus-Christ, Pasteur par excellence, que nous pasteurs d’aujourd’hui et vous pasteurs de demain, pouvons ensemble mériter d’être appelés ainsi. Ce qui détermine notre mission, c’est alors notre relation au Christ, et non pas d’abord celle aux brebis, aux fidèles, qui ne sont pas nos fidèles, nos brebis, mais ceux du Christ. Ce qui doit importer pour nous, ce ne doivent nullement être nos intérêts égoïstes, nos avantages personnels, mais notre configuration effective au Christ Bon Pasteur, notre participation engagée à son unique mission pastorale jamais interrompue, toujours féconde. Dès que nous nous détournons de lui, nous devenons des pseudo-pasteurs, des mercenaires, des profiteurs, des traîtres. Il est alors très heureux que la fête du Bon Pasteur, en ce quatrième dimanche de Pâques, soit cumulée avec la journée de prière pour les vocations. Cela signifie que nous recevons nos vocations sacerdotales et religieuses dans la prière, le regard rivé sur le Christ, Bon Pasteur ; que nous accueillons nos prêtres, nos religieux, religieuses, comme don du Christ, vrai Berger, qui continue de donner sa vie pour son Église. Ils sont donc inscrits dans l’unique pastorale de Jésus-Christ.

Dans ce sens, l’apôtre Pierre nous donne un exemple lumineux dans la première lecture de ce jour. Cet apôtre rempli de l’Esprit Saint, venait de guérir, en présence de l’apôtre Jean, un infirme de naissance qui mendiait devant le Temple de Jérusalem. Pierre lui enjoint de se lever (verbe de la résurrection) et de marcher, au nom du Christ ressuscité. Par la suite, il reconnaît et confesse devant les chefs du peuple et les anciens que c’est au nom de Jésus, crucifié par eux mais ressuscité par Dieu qui, ainsi, a si admirablement vengé son Fils, que cet infirme doit sa guérison. Il était, en effet, convaincu que sous le ciel, aucun autre nom n’est donné aux hommes qui puisse nous sauver. Comme on peut le constater, Pierre a compris qu’il ne peut être un pasteur efficace qu’en laissant toute la place au Christ. C’est en son nom, autrement dit, c’est en lui et par lui, qu’il guérit l’infirme. C’est en son nom, c’est-à-dire en lui et par lui, qu’il adresse la parole au peuple et à ses autorités. Il est l’instrument par lequel le Christ guérit l’infirme, instruit les chefs du peuple, les anciens et tout le peuple. Par l’entremise de Pierre, apôtre et pasteur, le Christ, Bon Pasteur, nourrit son troupeau. Pierre a donc bien compris et montré qu’il ne pouvait abandonner l’infirme guéri ou le peuple à la colère enragée des chefs du peuple et des anciens qui avaient du mal à avaler la pilule de la guérison de cet homme au nom du Ressuscité. Avec Jean, il a dû subir bien des épreuves à cause de cette guérison. De plus, dans son enseignement, Pierre n’exclut pas les autorités religieuses qui l’accusaient. Il les instruit, ensemble avec le peuple, cherchant ainsi à dissiper les ténèbres de leur ignorance. À travers l’apôtre Pierre, nous pouvons ainsi voir le Christ, Bon Pasteur, à l’œuvre en faveur des autres brebis qui ne sont pas encore dans l’enclos, car celles-là aussi, il lui faut les conduire.

Chers frères et sœurs, chers amis, un exemple fort éclairant nous est donné par l’apôtre Pierre. Ce sont de tels pasteurs que nous voulons pour notre Église. Et ce sont de telles vocations que nous souhaitons avoir : des pasteurs configurés, de fait, au vrai Pasteur ; des vocations selon le Cœur doux et compatissant du Christ. Nous supplions la Vierge Marie de nous obtenir la grâce de travailler, quelle que soit notre place, à édifier une Église toujours heureuse de se faire conduire par son Pasteur, Jésus-Christ.

Que la fête du Bon Pasteur renouvelle tout le troupeau de l’intérieur !

Père Fiacre GAMBADATOUN

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