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GRANDE JOURNEE ŒCUMENIQUE 2022

« Une femme peut-elle oublier l’enfant qu’elle allaite ? N’a-t-elle pas pitié du fruit de ses entrailles ? Quand elle l’oublierait, Moi je ne t’oublierai point. » (Is 49, 15). C’est par cette annonce du prophète Isaïe que le Père Raymond SOBAKIN, recteur du Grand Séminaire Saint-Gall de Ouidah, a accueilli sous la Tour une forte délégation du Mouvement œcuménique du Bénin en cette matinée du mercredi 04 Mai 2022. Dans la joie encore vive de la Résurrection, les étudiants pasteurs de l’Université Protestante de l’Afrique de l’Ouest (UPAO) et les Séminaristes du Grand Séminaire Mgr Louis Parisot de Tchanvédji, réunis autour de leurs pairs de Saint-Gall, ont célébré en pompe la 54ème édition de l’initiative dénommée « Grande Journée Œcuménique ». Celle-ci a porté sur le thème : « la question de la maternité aujourd’hui : entre avilissement et épanouissement ».

Plusieurs temps forts ont marqué cet événement. Outre le mot de bienvenue du recteur, nous avons la célébration de la Parole, l’exposé-débat sur le thème ci-dessus mentionné, le concert-spirituel présenté par chaque institution, le mot du représentant des étudiants en fin de formation et la chaîne d’amitié. La célébration de la Parole fut présidée par le Révérend Père Édouard ACAPO, chargé de l’Œcuménisme au Séminaire Saint-Gall de Ouidah et la prédication assurée par le Révérend Pasteur Akmel Privat AKA, chargé de l’Œcuménisme à l’UPAO. Ce dernier a affirmé que le Christ, par sa souffrance, mort et résurrection, nous enseigne que la tristesse précède la joie et qu’il ne peut y avoir de bonheur durable sans destruction. Ainsi, pour le chrétien également, il ne peut y avoir de nouvel homme sans la mort du viel-homme. C’est un passage obligatoire qui est fait de souffrance et d’angoisse. C’est la lutte entre deux extrêmes : la mort et la vie, la consternation et la consolation, le désespoir et l’espoir, la tristesse et la joie, la prison et la libération. En un mot, il convient de ne pas oublier que tous les soucis doivent être tournés vers Dieu pour qu’adviennent la joie et le bonheur.          

Quant à l’exposé-débat, il fut assumé par les abbés Armel GANVOEDO et Boris MONDOTE et la Pasteure Béatrice DABADE avec la modération de l’Abbé Romaric AMITON. L’abbé Armel GANVOEDO nous a fait parcourir, tout en partant de l’étymologie latine du terme « maternité », les diverses métamorphoses définitionnelles qu’a connu son emploi dans l’univers scientifique et la compréhension biblique que l’on doit avoir du terme. La Pasteure Béatrice DABADE, dans son exposé, nous a exposés les difficultés et les joies de la maternité afin de nous faire saisir, de nous-mêmes, si la maternité est liberté ou esclavage pour la femme. L’abbé Boris MONDOTE, dans la ligne pastorale, nous a menés sur le sentier de la catéchèse où plusieurs défis restent de mise pour la pastorale de nos jours. Ainsi, selon lui, un investissement profond dans la catéchèse aiderait à sortir les jeunes du gouffre de la malice et des actes immoraux et amoraux.

La plage du concert spirituel nous fit conduire au paroxysme du rendez-vous œcuménique de ce 04 Mai 2022 : joie de se reconnaître tous comme frères dans le Seigneur. Dans ce concert, nous avons eu droit à une variété de pas de danse cadencés et rythmés au son des gongs et castagnettes. Les cœurs ont vibré de l’euphorie festive et œcuménique de ce jour qui reste un moment inoubliable au cœur de chacun.

L’abbé Mozart HOUNKPEVI, représentant des étudiants en fin de formation théologique, salue et remercie les différents participants. Il a pleuré de joie pour le témoignage d’unité que vivent ses deux églises. Il a entamé son discours en ces termes : « aujourd’hui s’est passé quelque chose ; il s’est passé que dans le ciel les anges ont exulté de joie et bondit d’allégresse, parce que des hommes et des femmes se sont rassemblés dans une maison pour donner le témoignage de leur foi et pour montrer que l’histoire n’a pas eu raison deux. » Par des ovations sans cesse interminables, il fut raccompagné à sa place.

Au terme de cette allocution, sous la recommandation du Révérend Père Raymond SOBAKIN, nous nous sommes rendus à la place Saint-Gall pour la chaîne d’amitié, dirigée par l’abbé Angelo ATTOGOUINON. Celle-ci étant achevée, chacun regagna son institution de formation. C’est ainsi que fut conclue la 54ème Journée Œcuménique regroupant les séminaires Saint-Gall et Tchanvédji puis l’UPAO.  

Augustin AMEGAN, Théo III

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