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Colloque des 160 ans d’évangélisation continue du Bénin et des 10 ans d’”Africae Munus”: L’Église au Bénin vue par la jeune génération

Par M. Sorel ATREVI

Le conférencier, partant de la consigne christique enjoignant aux disciples d’aller au cœur des nations pour évangéliser et faire des baptisés, montre que l’Evangile n’a cessé d’être annoncée. C’est ainsi que l’Evangile, par le zèle des Pères Borghero et Fernandez de la Société des Missions Africaines a fait du chemin au Bénin. Elle est tributaire d’une histoire qui doit être portée à la connaissance de la jeune génération pour qu’elle soit enrichie et éduquée dans la foi chrétienne.

Pour faire découvrir la richesse de cette histoire, le conférencier nous propose un plan bipartite : les motifs de fierté et les défis de l’Eglise au Bénin de nos jours.

En effet, l’Eglise au Bénin a permis à tant d’hommes et de femmes de recevoir la vie par le sacrement de Baptême et d’expérimenter l’Amour de Dieu. L’Église au Bénin, par l’annonce de la Parole de Dieu, a favorisé non seulement l’affermissement des cœurs pour opérer une rencontre intime entre Dieu et le chrétien. Aussi, s’est-elle investie, pendant longtemps, souligne le conférencier, dans la vie sociale en révélant et en répandant l’Amour de Dieu sur cette terre par la création des écoles catholiques, des dispensaires, des hôpitaux, des orphelinats, et bien d’autres oeuvres. En outre, l’Église au Bénin a eu le mérite d’avoir été aussi longtemps la voix de sagesse qui éveillait et exhortait. Le message du Carême de 1989 ayant pour titre « Convertissez-vous et le Bénin vivra » et la figure de Monseigneur Isidore de SOUZA au cœur de l’histoire politique du Bénin, restent des exemples assez éloquents.

Au registre des défis qui attendent l’Église – fidèles et pasteurs-, le conférencier, tout en adoptant un discours à allure affirmatico-interrogative, n’a pas manqué de ressortir les grands défis de l’Eglise au Bénin en ces temps. Partant de Ac 2, 42-47, il ressort les qualités et les attitudes qui, dans l’Église primitive, doivent aussi être les nôtres aujourd’hui. Trois types de biens étaient mis en relief dans cette Église du temps des Apôtres : les biens spirituels, le bien fraternel et les biens matériels. Le conférencier pense qu’il ne saurait avoir une mise en commun des biens matériels sans la mise en commun des biens spirituels et la communion fraternelle fondée sur Jésus-Christ.

Partant de l’héritage des apôtres, le conférencier pense que les défis actuels de l’Eglise sont principalement spirituels :

  • Devoir de l’Eglise de faire entendre sa voix, son message évangélique dans tous les domaines
  • Appel aux théologiens à tenir en estime l’activité réflexive sur les vérités de notre foi. Les traces écrites qu’ils auront laissées nourriront la vie de foi des fidèles même en leur absence.
  • Importance de garder mémoire du riche héritage reçu de nos Pères dans la foi, afin de ne point tomber dans le piège de l’éternel recommencement.
  • Retour aux normes liturgiques afin de mieux vivre la liturgie. Une liturgie purifiée de tout ce qui distrait.
  • Le temps du catéchuménat et la méthodologie actuelle de la catéchèse ne permettent pas de découvrir la richesse de l’Église. Un intérêt particulier pour la catéchèse s’impose.
  • Continuer à maintenir une vie de prière favorable à la communion fraternelle.
  • Entretenir une vie de témoignage des fils de l’Eglise, appelés à présenter le Christ au monde dans son Vrai Visage.

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