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Colloque des 160 ans d’évangélisation continue du Bénin et des 10 ans d’”Africae Munus”: Le peuple chrétien face à la justice sociale et religieuse. Le cas du Bénin

Après avoir exprimé sa profonde gratitude à la Conférence Episcopale et aux organisateurs de ce Colloque, Mme Marcelline GBEHA AFOUDA, animatrice de cette 3ième conférence, en trois parties, a livré l’essentiel de ses réflexions sur la contribution du peuple chrétien à l’exercice de la justice sociale et religieuse au Bénin. Dans la première, elle a tenté de repréciser le sens de la notion de « justice ». La définissant comme « cette action de reconnaître le droit de quelqu’un à quelque chose », elle notifie que celle-ci peut être dite sociale selon qu’elle met en relief un ensemble de principes retenus par un état pour une répartition équitable des biens au profit de tous les citoyens ou religieuse selon que ces principes sont circonscrits dans le domaine religieux. Faisant remarquer par la suite que la justice religieuse, quoiqu’autonome, ne se déploie que dans le cadre visible de l’Etat, elle rappelle que toutes les formes de justice sont au service de l’homme. Celui-ci peut se définir comme sujet et objet de la justice, qu’elle soit religieuse ou sociale.

Une fois le terrain déblayé, notre communicatrice, dans la deuxième partie, a tenté d’apprécier concrètement l’organisation et l’application de la justice sociale au Bénin. Ici, elle souligne la laïcité de l’Etat béninois ; une laïcité qui n’a rien à voir avec l’athéisme encore moins l’agnosticisme, une laïcité qui promeut la tolérance et le respect des différences au sein de l’Etat. Belle entreprise à laquelle l’Eglise Catholique, comme les autres confessions religieuses, contribuent à leur façon.  C’est bien ce dernier élément qui a fait l’objet de la troisième partie. En effet, Mme AFOUDA y évoque les actes concrets posés par l’Eglise catholique dans le domaine de la justice. C’est par exemple, ce dont témoignent les nombreux discours rédigés, lettres pastorales publiées par la Conférence des Evêques visant à réveiller la conscience nationale sur le plan de la justice, mais aussi l’investissement des structures ecclésiales (Caritas, etc.) dans le domaine social et surtout la signature de l’accord-cadre entre le Saint-Siège et l’Etat béninois. Tout ceci reste une preuve que le temporel ne s’oppose pas au spirituel. Voilà autant d’acquis qui méritent d’être relevés, même s’il arrive parfois que l’Eglise soit en porte-à-faux avec la justice sociale et la justice séculière. Mme AFOUDA finit son propos par deux propositions qu’elle estime importantes à prendre en compte pour un avenir plus radieux dans le champ de l’application de la justice au Bénin :

  • L’Eglise se doit d’investir tous les domaines de la vie sociale et politique
  • Son intervention est vivement attendue dans la sphère de l’éthique

Fin à 15h45

Commentaire (1)

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    - Grand Séminaire Saint-Gall de Ouidah says:

    […] Posté le19 novembre 2021 Posté par: admin Catégories:Actualités, Articles, Uncategorized Colloque des 160 ans d’évangélisation continue du Bénin et des 10 ans d’”Africae Munus”: … […]

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