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Colloque des 160 ans d’évangélisation continue du Bénin et des 10 ans d’”Africae Munus”: la pastorale de l’intelligence et de la raison : une nécessité pour l’Eglise en Afrique.

Communicateur : Père Gustave WANME.

La quatrième communication assignée au père Gustave WANME porte à la réflexion le thème : la pastorale de l’intelligence et de la raison : une nécessité pour l’Eglise en Afrique. Le conférencier charpente son allocution en quatre parties.

            En un premier temps, il définit la foi comme une adhésion à Dieu qui permet à l’homme d’avoir un appui, un sens pour sa vie.  La foi n’est donc pas de l’ordre de la certitude historique. Elle appelle une prise de position de l’homme pour Dieu en qui il place sa confiance. La réponse de l’homme au logos, c’est cela la foi. Elle est une forme irréductible à ce qui est rationnel. La prise de position de l’homme est un parti pris pour Dieu. Du coup, la transmission de la foi par le théologien demande un nouveau langage. Il est appelé à retrouver ce langage. L’intelligence est au service de la foi et la porte à sa meilleure compréhension. La foi exige donc une pastorale de l’intelligence et de la raison. Il s’agit de présenter la foi comme sens et appui.  

            De ce qui précède, se déduit la dimension pratique de la foi qui ne peut être que théorique. C’est pourquoi  Benoît XVI enseigne que la théologie doit se faire pastorale en s’appuyant sur la Parole de Jésus-Christ. La réflexion qui précède le travail pastoral devrait donc devenir action pastorale. Le primat accordé à la réflexion doit prendre corps dans la vie concrète. Celle-ci doit se fonder sur Jésus, le Verbe incarné.

En référence à cette pratique, on est mis en demeure de relever certains défis qui constituent la troisième instance de l’intervention du conférencier. Il met l’accent sur l’engagement pastoral, la responsabilité et le renouvellement des schèmes qui portent jusque-là la pastorale. Les défis peuvent être listés comme suit:

  • Une spiritualité incarnée qui soit un engagement à vivre une foi réaliste en Afrique, une foi enracinée dans les réalités africaines ;
  • L’engagement en vue d’une réflexion permanente pour être véritablement le poumon spirituel de l’humanité, tel que l’affirme Africae Munus. C’est la mystique de l’engagement ;
  • La responsabilité et la solidarité pastorales : une communion entre les différents pasteurs intervenant dans la pastorale sans oublier les évêques, premiers acteurs et producteurs de la recherche
  • Le renouveau de la réflexion à tous les niveaux : la vulgarisation de la recherche afin de rendre accessible la Bonne Nouvelle aux plus pauvres. La mise en place d’un système de proximité pour la formation des fidèles, l’engagement à insuffler la logique organisationnelle, sans négliger le soutien économique nécessaires aux efforts de recherche pastorale qui devra investir l’éducation, la famille, le leadership chrétien dans la politique et plus particulièrement aujourd’hui, la communication numérique. Ces différents secteurs de la vie chrétienne apparaissent comme des champs incontournable de la pastorale

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